Pauliina Solanne, actuellement stagiaire au sein du bureau de communication de Miltton, dévoile les dessous du métier en agence et partage le parcours, souvent sinueux, qui l’a menée à ce poste.
Que fait-on, concrètement, dans ce secteur ? Pour ma part, j’évolue chez Miltton, dans une équipe orientée relations publiques, avec un portefeuille de clients du secteur lifestyle. Chaque jour, j’accompagne différentes marques, en orchestrant leur communication et en affinant leur image.
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Mon bagage académique s’est construit autour de l’économie de la consommation et du marketing, deux disciplines que j’ai approfondies à l’Université Griffith, en Australie. Cette double expertise est au cœur de mon quotidien professionnel.
Comment atterrit-on dans ce métier ? Mon histoire est faite de bifurcations inattendues et d’un brin de hasard. Pendant plusieurs années, j’ai travaillé dans la vente de vêtements pour femmes à Helsinki, chez Stockmann. Puis, direction New York : immersion totale dans un showroom et une agence de relations publiques, en tant que stagiaire marketing. Ce détour par la Grosse Pomme a été décisif. De retour, tout s’est accéléré : Miltton m’a ouvert ses portes.
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Impossible de décrire une journée « type » en relations publiques. Le métier se réinvente à chaque projet. Notre équipe jongle avec des univers variés : beauté, mode, divertissement, gastronomie… Les missions s’enchaînent : rédiger des communiqués, imaginer des lancements de produits, élaborer des plans de communication, mettre en place des campagnes, créer des contenus écrits, organiser des collaborations, gérer la logistique… Autant de tâches qui varient selon les clients, les produits, l’actualité. L’imprévu fait partie du jeu, parfois les journées s’étirent, parfois tout bascule en quelques minutes. Ce rythme me va : je me sens à ma place dans cette agitation créative.
Ce que j’apprécie le plus ? La diversité, sans hésiter. Rien n’est jamais figé, chaque défi relance l’enthousiasme. Une fois qu’on trouve ses repères, les heures passent sans qu’on y pense. Je suis d’un naturel sociable et j’aime le contact, alors travailler en équipe est un vrai moteur. Il m’arrive de rêver à la vie de journaliste, mais avoir l’occasion d’écrire, de produire du contenu, comble cette envie. L’ambiance au bureau est aussi pour beaucoup dans mon plaisir : une équipe soudée, une énergie communicative. Travailler sur des thématiques qui me passionnent, mode, style de vie, culture, donne encore plus de sens à mes missions.
À quoi ressemble le profil idéal pour ce secteur ? Il faut avoir le sens du détail et une rigueur à toute épreuve. Les listes de tâches deviennent vite notre boussole pour garder la maîtrise de chaque projet. Mais il ne s’agit pas d’être seulement méthodique : l’inventivité et une pointe de folie ouvrent bien des portes. Aimer le contact, faire preuve d’optimisme, s’adapter à des interlocuteurs très variés, tout cela compte. Un diplôme universitaire spécifique ? Ce n’est pas indispensable selon moi. L’expérience fait le professionnel : on apprend en avançant, chaque journée apporte son lot de nouveautés. L’honnêteté et la fiabilité sont des atouts précieux, tout comme une motivation sincère pour ce domaine.
Si je devais conseiller ceux qui envisagent de se lancer, je leur dirais que l’expérience de stage vaut de l’or, car elle permet de saisir la réalité du métier et de tester ses affinités. Les idées reçues sur les relations publiques sont nombreuses, alors rien ne vaut la pratique pour se faire un avis. Pour ma part, le passage par New York a été déterminant : j’y ai observé le fonctionnement de l’industrie, j’ai affronté des situations inédites, parfois inconfortables, mais toujours formatrices. Une vraie leçon d’humilité. Ce métier offre parfois des missions glamour, organisation d’événements, rencontres, découvertes, mais il inclut aussi des tâches moins reluisantes : préparer des colis, courir en ville pour dénicher le ruban parfait, répondre à des demandes urgentes. Celui ou celle qui prend l’initiative sur ce type de missions ne passe jamais inaperçu.
L’article a d’abord été publié sur le blog Start living your best life. Publication réalisée avec l’accord de l’auteure.
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